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Une Page d’Histoire

Le calvaire

C’est sur un terrain appartenant à Mr et Mme Dauchez de Beaubert du Château de L’Epinay, que le premier calvaire a été réalisé par Monsieur Clément Mulonnière, au début des années 60. Le bois avait été donné par Mr Anatole Roulleau de la Primerie. Mme Dauchez de Beaubert fit don du calvaire à la commune au début des années 80. La croix montrant des signes de fatigue, une nouvelle croix fut fabriquée et bénie le 7 mai 1995. L’ancienne se trouve dans l’église. Le calvaire servait de reposoir pour les fêtes Dieu. Aujourd’hui une nouvelle croix est revenue, au milieu de nombreuses plantations qui ont vocation à égayer le lieu, et elle a été bénie ce dimanche 14 juin par le père Franck Téhel, en présence d’enfants de l’école de Boistrudan.

calvaire

 

Le monument aux morts

Délibération du 28 novembre 1920 :
Validation du devis de Monsieur Savinet, entrepreneur à Saint-Aubin-du-Cormier pour la construction du monument aux morts pour un montant de 4200 francs.

Délibération du 31 juillet 1921 :
1937 francs pour les inscriptions individuelles et fait appel à l’état pour l’aider à faire terminer les travaux de clôture de ce monument.

Entre 1921 et 1922 :
Inauguration du monument aux morts

monument aux morts

 

Délibération du 24 juin 1945 :
Nettoyage du monument aux morts, la réfection des lettres et l’inscription, des morts pour la France de la guerre 1939-1944

Délibération du 25 octobre 1947 :
Anniversaire de l’armistice ; Mise à disposition de la salle de classe de l’école publique de garçons pour y faire une causerie aux anciens prisonniers et mobilisés, suivi de dépôt de gerbe et banquet. 13 ans en 1948, les maçons reculent le monument aux morts pour faire un parterre autour et maçonnent un petit mur devant. Claude Garnier, Les inscriptions figurant sur le monument, Aux enfants de Boistrudan tombés au champ d’honneur.

1914-1918 :
25 morts.
1914 : Beucher J Bizeul J Breal A Lepage P Saunier F Barbot J Texier A Tabel A Loisel J
1915 : Tortellier J Lesacher H Briantais P Roulleau F Albert J
1916 : Leray S Loisel L
1917 : Leray L Mariaux L
1918 : Landais L Louis E Tortellier J Geslin V Bagory F Blin L Meril R

1939-1945 :
Monnier E Blanchard V Collet L

Algérie 1957 :
Demé E

Les commémorations sont les :  8 mai, 11 novembre et 5 décembre de chaque année.

L’église Saint-Jacques-le-Majeur

L’église de Boistrudan est construite en grès, schiste, granit et tuffeau. Elle est dédiée à saint Jacques le majeur, dont la fête est le 25 juillet.

La chapelle de Boistrudan, chœur de l’église actuelle, est une succursale de l’église de Piré quand elle est donnée, à la seconde moitié du XIe siècle, par Gaultier de Néral à l’abbaye bénédictine de Marmoutier, en Touraine.
Les évêques de Rennes approuvent cette donation, et l’un d’entre eux, Herbert, confirme en 1197 les Bénédictins de Marmoutiers dans la propriété de la chapelle en question et de toutes ses dépendances, « capellam de Bosco Truant cum pertinenciis suis » (Bulletin de l’Association bretonne, III, 241).
Les religieux, devenus maîtres de la chapelle de Boistrudan, l’unissent au prieuré de la Franceule, à Janzé, annexe de leur prieuré de Béré ; ils conservent des droits sur ce sanctuaire et sur son territoire jusqu’à l’époque de la Révolution.

Eglise de Boistrudan

 

Toutefois, lorsque le prieuré de la Franceule perd de son importance, Boistrudan est considérée comme une simple succursale de Piré et desservie par un prêtre qui prend seulement le titre de curé, c’est-à-dire alors de vicaire ; ainsi apparaît en 1747 « Pierre-Jacques Bouju de La Fresnais, fils de feus Joseph et Anne Baraux, prestre et curé de la chapelle du Boistrudan, succursale de Piré » (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 3 H, 3).

En 1778, les habitants de Boistrudan sollicitent de l’évêque de Rennes l’érection de leur chapelle en église paroissiale.
Monseigneur de Girac les écoute, prend en compte leur demande et fait réaliser successivement des enquêtes à ce sujet par deux de ses vicaires généraux, Augustin Le Mintier et Jean-Michel de Saint-Cristan.

Ces enquêtes sont favorables aux habitants de Boistrudan, et Monseigneur de Girac rend, le 6 août 1784, une ordonnance épiscopale érigeant la chapelle de Boistrudan « en église paroissiale, sous l’invocation de saint Jacques-le-Majeur, à charge toutefois de reconnaître la supériorité de la mère-église de Saint-Pierre de Piré ».

Par ce même acte, l’évêque de Rennes assigne à la nouvelle paroisse les mêmes limites qu’a la succursale de Boistrudan, excepté le village de l’Epinay et de la Métairie-Neuve, qui sont annexés à Piré.

Il nomme premier recteur François-Marie Le Roux, et en reconnaissance des droits séculaires qu’a Marmoutiers sur la chapelle de Boistrudan, il accorde que « vacation advenant cy-après de ladite cure, la présentation en appartiendrait aux religieux de Marmoutiers, et la collation seule à l’évêque de Rennes ».

Il déclare aussi que les Bénédictins continueront de jouir des mêmes droits dans l’église de Boistrudan qu’en celle de Piré. Monseigneur de Girac ordonne, de plus, « que le dimanche après la feste Saint-Pierre (fête patronale de Piré), le recteur de Saint-Jacques de Boistrudan ou son vicaire sera tenu d’aller avec un trésorier à l’offrande de l’église de Saint-Pierre de Piré et d’y présenter un cierge de cire blanche du poids d’un quarteron, avec 30 sols monnoye payés par la fabrique du Boistrudan, pour marque et reconnaissance de la supériorité ancienne de la cure de Saint-Pierre de Piré sur ladite église du Boistrudan » (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 9 G, 41).

Quelques mois plus tard, des lettres patentes de Louis XVI, datées d’octobre 1784, confirment le décret épiscopal érigeant Boistrudan en paroisse et obligent les habitants à bâtir un presbytère et les décimateurs à payer une pension au recteur (Archives du Parlement de Bretagne, Pouillé de Rennes).

La nef est construite au XIIe siècle, la chapelle nord vers 1550, la chapelle sud et la sacristie à étage au XVIIe siècle, formant un édifice de plan en croix latine.
À cette date, le chevet plat est remanié et la nef percée de nouvelles ouvertures au sud, les baies existantes étant peut-être agrandies.
La charpente date du XVe siècle. Il reste 3 fermes d’époque, complètes.
Au XVIIe siècle, le mur roman sud de la nef a été percé afin d’y créer des arcades pour agrandir la nef et y placer les fonds baptismaux.
Au XVIIIe siècle, ils ont été supprimés.

L’architecte Jean-François Pointeau dirige divers travaux de restauration vers 1834 : chœur et sacristie, démolition du mur de séparation de l’autel, suivis en 1848 par la réfection du lambris de couvrement.

Le clocher-porche est construit en 1902.

Une restauration intérieure a lieu en 1972, sous l’égide de l’abbé Pierre Berthois. Ces travaux ont couté 46 540 francs et une subvention de l’état a été accordée pour 8 361.32 francs.

Les travaux réalisés furent :

  • Voûtes : réparation des boiseries en mauvais état par démontage et remise en place de planches neuves en remplacement de celles défectueuses.
  • Pierres apparentes : aux glacis et encadrement des verrières et portes ainsi qu’aux 4 angles du chœur pour redonner du caractère à l’église.
  • Démolition des enduits, lavage des dites pierres et rejointoiement.
  • Raccords d’enduits : de toutes les parties en mauvais état et bordage des pierres apparentes.
  • Travaux de nettoyage :
    • Voûtes : nettoyage pour les laisser apparaître comme bois naturel vernis.
    • Murs : lessivage des anciennes peintures, rebouchage à l’enduit, ponçage et 2 couches de peinture à l’huile.
    • Boiseries précédemment peintes : lessivage, rebouchage, ponçage et 2 couches de peinture à l’huile.
    • Les faces des portes extérieures recevront en plus une couche de vernis.
    • Boiseries précédemment vernies et autels en bois : lessivage en conservation, rebouchage, ponçage, glacis et vernissage.
    • Maître-autel : nettoyage et conservation après travaux.
    • Verrières : nettoyage des 2 faces, réfection des rigoles d’évacuation des eaux de condensation ; châssis de fer : brossage de rouille, antirouille et 2 couches de peinture à l’huile.
    • Divers : statues, chemin de croix. o Sacristie : remise en état comme l’église.

Le 25 octobre 1972, la commune avait contracté un emprunt de 50 000 francs auprès de la Caisse des dépôts et consignations pour financer cette restauration pour une durée de 15 ans.

Le chauffage au fuel a été installé en 1976 par l’entreprise Rupin de Retiers pour un montant de 22 755.60 francs et une subvention de 4 471.41 francs a été obtenue au titre des subventions départementales pour travaux de construction et de grosses réparations aux bâtiments communaux. Actuellement, madame Janine Charil, ancienne secrétaire de Mairie, ouvre et ferme l’église tous les jours.

A l’extérieur

La porte latérale – 1550

La porte de la chapelle nord, à arcade ogivale en tuffeau surmontée d’un blason, est condamnée lors de travaux à une date non connue, puis rouverte en même temps que celle de la chapelle sud, en 1956.
Les architectes Yves Perrin et Georges Martin de Rennes suivirent ces travaux.

porte-laterale-eglise-boistrudan

 

Tête du Christ sculptée

Cette sculpture en granit représente le christ la tête penchée.
On distingue la pierre au-dessus de sa tête qui portait l’inscription « INRI ». On peut imaginer les bras tendus à l’horizontale.
Elle se situe à droite de la porte latérale à hauteur d’homme.

 
Tête du Christ Eglise de Boistrudan

 

La porte latérale supprimée – 1956

Vue de l’extérieur : on distingue l’emplacement de la porte romane. Les paroissiens entraient par cette porte et le bénitier se trouvait à gauche en rentrant. C’était la porte des morts. Sur la photo des classes 6 prise devant l’église, on peut voir cette porte, avant sa disparition, En observant le mur nord de la nef, on aperçoit la porte qui a été supprimée ainsi que l’emplacement du bénitier à droite. Aujourd’hui les bancs sont remis le long du mur. La pierre à publier Le crieur public est une personne chargée d’annoncer au public de l’information. Il se promène dans la localité, s’arrête à certains endroits, annonce sa présence par un appel sonore (tambour, clochette, trompette…) et commence à lire son texte. Le secrétaire de mairie y lisait les nouvelles. Il annonçait également les ventes dans les fermes.

Ancienne porte latérale - Eglise de Boistrudan

 

Vue de l'ancienne porte latérale de l'église de Boistrudan

 

A l’intérieur

Le retable nord- 1686

Il est remarquablement complet. Ce retable en bois est consacré à la scène dite de la donation du Rosaire : la Vierge remet solennellement ce triple chapelet à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Le Rosaire comprend trois chapelets distincts consacrés aux mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ. De part et d’autre de la toile se dressent une statue de sainte Anne et une statue de saint Pierre, de facture tardive. Le 27 mars 1974, le retable, la table d’autel et le tableau du rosaire ont été classés, à l’exclusion du tabernacle et des 3 statues en bois sculpté et polychromé. Le panneau peint sur l’autel est probablement biface car il possède des charnières. Il était retourné lors des sépultures ; c’est vraisemblablement un tableau noir avec des têtes de morts. La confrérie du saint rosaire a été créée le 2 février 1828. C’est une association qui regroupe les fidèles qui entreprennent de réciter au moins une fois par semaine les quinze dizaines du rosaire.

retable nord Eglise de Boistrudan

 

Le maître-autel – 1686

Traditionnellement, sur un retable classique le saint patron de l’église doit être représenté à gauche mais il est ici placé à droite. Sa statue et celle de saint Louis se dressent de part et d’autre du tableau central qui, surmonté par la statue du Christ est la reproduction de la Transfiguration de Raphaël. L’original est au Vatican. La sacristie se trouve à l’arrière. Le retable du maître-autel en pierre et en marbre (1686) est l’œuvre de François Huget, de Laval, établi à Rennes. C’est l’unique retable qu’il a conçu. Pour la petite histoire, voici un document qui rappelle la construction du maître-autel : « une pierre de tuffeau incrustée dans le retable de l’autel lors de l’érection en 1686, sous le rectorat de Messire René Marquer, recteur de Piré est destinée à rappeler aux générations futures la mémoire et les insignes bienfaits de Messire Christophe de Rosnyvien, chevalier, seigneur de Piré. Le dit seigneur donna 600 livres pour la construction de l’autel. » (Boistrudan, son église). L’autel est en bois et date du XIXe siècle. Le tabernacle est en marbre mais ce n’est pas celui d’origine. Il est posé sur le retable sud. Saint Jacques Le Majeur Dans le retable, à droite du maître-autel de l’église, statue polychrome de saint Jacques-le-Majeur (XIXe siècle). Tête nue, il tient son chapeau, garni de coquilles, de la main gauche. Il est vêtu d’une robe verte maintenue par une corde et d’une pèlerine grise ornée de coquilles de Saint Jacques de Compostelle. Il tient de la main droite, en travers du corps, son grand bourdon muni d’une gourde. Il ne porte ni livre, ni besace. Le sculpteur est Jean-Baptiste Léofanti, italien. Il a restauré beaucoup de statues pendant la Révolution.

Maître autel - Eglise de Boistrudan

 

Le retable sud – début XIXe siècle

Ce retable en bois est de style néo-classique. Au centre, un magnifique tableau de saint Nicolas avec les trois petits enfants de Logerot dont il obtint la résurrection. A gauche, statue de saint Joseph, à droite, statue de saint Nicolas et une statue de la Vierge dans la niche centrale. « Mais j’ose penser que c’était primitivement une statue de saint Jean-Baptiste, cet autel était sans doute dédié à ce saint, comme la plupart des églises à cette époque, à droite, autel de la Vierge, au centre, autel dédié au saint patron de la paroisse Saint-Jacques-le-Majeur, et à droite le Baptiste ; c’est le cas des communes de Piré-sur-Seiche et Amanlis.

Retable sud - Eglise de Boistrudan

 

Ce qui me fait penser à cela, c’est le médaillon qui se trouve en bas de cet autel : saint Jean le Baptiste Jésus. A droite de ce baptême un tableau de saint Eloi et à gauche un tableau de saint Georges » (Boistrudan, son église). Le tabernacle est originaire du maître-autel.

Les vitraux

Il y avait sans doute une verrerie dans la région car nous trouvons des vitraux de cette époque à Louvigné-de-Bais, à Moulins et dans plusieurs églises de la région.
Les couleurs sont restées vives, car ce n’est pas du verre peint comme beaucoup d’autres vitraux… mais on a réussi à teinter le verre lui-même.

 

Vue intérieure de la baie
à droite du chœur côté nord
Baie n°1

baie n°1 Eglise de Boistrudan

Ce vitrail date probablement de 1920 aurait été réalisé par les Ateliers Rault.
Il a déjà été restauré avant 2005.
Il a été rénové en juillet 2006 par les vitraux HSM de Sainte-Marie.

Le Christ en croix entre la Vierge et
Saint Jean-Baptiste
Baie n°3
baie 3 Eglise Boistrudan

Vitrail représentant la crucifixion. Ce serait la dernière trace de la maîtresse vitre : la Vierge mains jointes, saint Jean-Baptiste regardant le Christ et Marie-Madeleine agenouillée au pied de la croix.

 

Deux anges recueillant le sang du Christ. A la base de la croix, un crâne et un fémur symbolisant la mort. Ce vitrail a été classé monument historique le 3 avril 1975. Les noms des donateurs pour l’achat de bancs figurent sur le vitrail. Le panneau du XVIe siècle a été rénové en juillet 2006 par les Vitraux HSM de Sainte-Marie.

 

 

Vue intérieure de la baie
transept côté sud déjà restaurée avant 2005
Baie n°4

Baie 4 église de Boistrudan

Baie romane
nef côté nord
Baie n°5 

Baie romane église de Boistrudan

 

 

Vue intérieure -nef côté sud – Baie n°6 

Baie 6 Eglise de Boistrudan

Les noms des donateurs figurent sur le vitrail.
Ce vitrail a été rénové en juillet 2006 par les Vitraux HSM de Sainte-Marie.

Baie intérieure – nef côté sud -Baie n°8

Baie 8 Eglise de Boistrudan

Les noms des donateurs figurent sur le vitrail.
Ce vitrail a été rénové en juillet 2006 par les Vitraux HSM de Sainte-Marie

 

Baie de la porte de la sacristie

Baie Sacristie Eglise de Boistrudan

 

 La sacristie

La sacristie est à étage. Les murs sont recouverts de bois, comme la sacristie de l’église de Retiers.
On y voyait une pierre blanche chargée d’un écusson portant la date de 1687 et l’inscription : « Mre Christophe de Rosnyvinen – Seigneur de Piré ».
La bannière de saint-Jacques-le-Majeur est soigneusement disposée à l’étage dans une armoire en bois qui avait été créée sur mesure. Elle y avait été rangée par l’abbé Pierre Berthois et Hélène Chopin.
La bannière de saint-Jacques-le-Majeur est en velours rouge. Elle est brodée sur l’extérieur. Au dos, le Christ est représenté sur sa croix.

  • Sacristie Boistrudan
  • Sacristie Boistrudan
  • Sacristie Boistrudan

 

Les statues

Voici ci-dessous les statues présentes dans l’église de Boistrudan.

  • statue eglise boistrudan
  • statue eglise boistrudan
  • statue eglise boistrudan
  • statue eglise boistrudan
  • statue eglise boistrudan

 

 

 

Plaque commémorative : « Les enfants de Boistrudan morts pour la France »

Cette plaque est présente dans l’église de Boistrudan.

plaque commémorative église de Boistrudan

 

Le Chemin de croix

L’abbé Poussin dota son église d’un chemin de croix en 1926.
Ci-dessous, quelques gravures du chemin de croix.

  • chemin de croix église de boistrudan
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  • chemin de croix église de boistrudan
  • chemin de croix église de boistrudan

 

Le Christ en croix

Habituellement, la place du christ est en face la chaire. Ici, il se trouve du même côté que la chaire, sur le mur nord. En 1827, l’évêque demanda que l’on installe un nouveau christ dans chaque cimetière. Ce christ en chêne qui était trop haut, fut enlevé en 1927, puis replacé dans l’église, à l’abri des intempéries. Il fut remplacé au cimetière par le calvaire actuel.

Christ en croix - Eglise de Boistrudan

 

 

La chaire

Architecturalement, une église est une grande salle qui peut recevoir un public nombreux, massé dans la nef (la partie longue de l’église). La chaire est un point d’où l’on peut s’adresser à ce public, à une époque où le microphone n’existait pas, pour que le prédicateur puisse être entendu par le plus de monde possible. La chaire de l’église de Boistrudan se trouvait auparavant sur le mur du côté sud. Actuellement, elle se trouve au milieu de la nef, le long du mur nord, elle est du « côté de l’évangile ».
Les personnages de moulage ont été collés sur la chaire, ils rappellent les quatre évangélistes :
– Saint Luc et le taureau
– Saint Matthieu et l’homme
– Saint Jean et l’aigle
– Saint Marc et le lion
La cuve de la chaire est d’origine.

Chaire - Eglise de Boistrudan

 

 

Les confessionnaux

Il en existe deux dans cette église.
Après les réformes du concile de Trente (1545-1563), les églises se dotent de confessionnaux, afin d’inciter les fidèles à faire acte de pénitence avant de recevoir la sainte hostie.
Il s’agit d’un confessionnal en bois double, le prêtre et le pénitent sont dans des compartiments séparés et se parlent à travers un grillage. À ce grillage est occasionnellement fixé un crucifix.
Le prêtre s’assoit habituellement dans le compartiment central, tandis que les pénitents prennent place dans ceux qui se trouvent de part et d’autre. Les pénitents s’agenouillent face au mur sur un banc en bois que l’on apperçoit en bas à gauche sur la photo.
Le confesseur a la possibilité occulter l’un des grillages afin de lui permettre de ne confesser qu’une seule personne à la fois. Les conversations sont habituellement murmurées.
De part et d’autre du compartiment central, les rideaux pourpres avec une bande dorée ferment les espaces.

Confessionnal - Eglise de Boistrudan

 

 

La tribune

Par extension, on donna le nom de tribune, dans l’église, à toute partie élevée au-dessus du sol, soit sur des colonnes et des arcs, soit sur des encorbellements.
Les tribunes étaient encore un moyen d’augmenter les surfaces données aux fidèles dans de petites églises.
L’usage des tribunes est ancien. Du temps de l’abbé Guibert et de l’abbé Deschamps, les paroissiens se battaient pour leur place dans l’église. L’abbé Guibert avait demandé à Francis Chopin, maire, de créer une tribune.
C’est en 1948 qu’elle a été réalisée pour accueillir ses fidèles. C’est Francis Chopin,-fils qui alla chercher la tribune chez un menuisier, rue Duguesclin, à La Guerche-de-Bretagne.
Cet emplacement était réservé aux personnes qui sonnaient les cloches.
C’est en 1972 lors de la restauration de l’église que celle-ci a été réduite des deux tiers. L’accès étant actuellement interdit.

Vue depuis la tribune de l'église de Boistrudan

 

 

Le banc de Monsieur et Madame Dauchez de Beaubert

Ce banc est en bois. A l’origine, celui-ci était clos. Il possédait une partie basse devant. Cette partie avant est dans la salle des associations. Elle comporte des tiroirs qui ferment à clef.
Ce banc appartenait à Monsieur et Madame Albert Dauchez de Beaubert qui vivaient au château de l’Epinay à Piré sur Seiche.
Monsieur Dauchez de Beaubert était l’héritier du comte de Trégain.
Ce banc était accessible lors des sépultures afin de permettre aux fidèles de s’asseoir.
On aperçoit derrière le banc un encadrement en pierre. C’était l’ancien accès à la chaire car elle se situait du côté sud. Il faut savoir que les places dans l’église étaient payantes ; et les places les plus chères étaient dans le fond de l’église.

Banc - Eglise de Boistrudan

 

Le clocher

A l’origine, le clocher se situait au-dessus du transept.
L’église va être dotée d’un nouveau clocher en 1903 dont l’architecte serait Louis Crespel. L’abbé Jean Maltier, à cette époque recteur de Boistrudan décide en 1902 de la construction d’un clocher.
Voici ce qu’il écrit dans le livre de la paroisse en juillet 1902 :
« Depuis plus de 2 ans, nous n’avions plus de clocher à l’église. Il avait été nécessaire de l’enlever pour refaire toute la toiture. Le vieux beffroi avait été dressé en avant de la grande porte et les trois petites cloches sonnaient tristement presque à fleur de terre… J’étais torturé par la pensée de bâtir une petite tour… mais je n’avais rien. Une quête fut faite dans tous les foyers par le recteur et son vicaire, mais obtenir le résultat escompté… »

Mais confiant dans la providence, et en la protection de saint Antoine, le recteur ne s’avouera pas vaincu… « Il envoya de nombreuses lettres aux propriétaires pour qu’ils fassent un don… et le 20 janvier 1903, nous avions 67 m3 de pierres blanches à la gare de Janzé… J’ai pris les fermiers les uns après les autres ; 12 et 15 chaque jour. Monsieur Le Vicaire et moi-même allions les inviter et chacun venait avec bonne volonté. »
Les travaux placés sous la protection de saint Jacques, patron de la paroisse furent terminés en juillet 1903, sans déplorer aucun accident.

Lors d’un sinistre le 23 juin 1967, la couverture du clocher fut endommagée. Les travaux furent réalisés par l’entreprise Bellanger Rouault de Montgermont.
Un nouveau sinistre frappa le clocher lors de la tempête du 18 janvier 1975. C’est l’entreprise Hériau de Saint-Aubin-des-Landes qui fut chargée de sa réparation.
En juin 2005, le paratonnerre fut mis en conformité
Le 21 juillet 2015, l’entreprise Lebrun de couverture a renové le clocheton à droite de la porte principale.

clocher église de boistrudanclocher église de boistrudan

 

 

Les cloches – 1903

Le 14 mars 2011, l’entreprise Biard -Roy a fait le relevé des cloches, lors de l’entretien de celles-ci.
Sur toutes les faces des 3 cloches, il est inscrit :
S.S. pie X Pape
S.E. Le Cardinal Laboure
Arch de Rennes Dol et Saint Malo
MM
Jean Marie Maltier recteur de Boistrudan
Ange Pitois Vicaire
Victorien Rouleaux Maire
Fabriciens
Pierre Chopin Louis Duclos
Henri Lesacher Prosper Lepage
Louis Loisel
Cornille-Havard à Villedieu

La grosse cloche s’appelle : Antoine, Jacques, Aimée, Marie
La deuxième : Anne, Victorine, Louise
La troisième : Rose, Françoise-Aurélie.
Elles sont réalisées par l’entreprise Cornillé-Havard de Villelieu-les-poêle Intérieur du clocher.
Ces cloches furent électrifiées en 1957.

Clocher de l'église de Boistrudan

 

 

L’Horloge

Jusqu’en 1927, le clocher n’avait pas d’horloge.
« Le 04 juin 1927, l’horloge a été inaugurée et mise en marche par Monsieur Dauchez de Beaubert, maire de Boistrudan, en présence de beaucoup d’habitants du bourg et des villages. Elle avait couté 8 237 francs ».
En 1980, les cadrans de l’horloge du clocher et les aiguilles furent remplacés par l’entreprise Huou de Nantes pour 6 834 francs. Une subvention de 1 308.18 francs avait été obtenue au titre des subventions départementales pour travaux de construction et de grosses réparations de bâtiments communaux.  

horloge église de boistrudan

 

Pour plus d’informations, téléchargez le livret sur l’église ici.

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